Installation in situ avec panneaux de bois perforés et éclairage directionnel · 2026 · Bruxelles, Belgique
Installation immersive de Dareen Abbas, artiste visuelle et plasticienne bruxellois, composée de panneaux de bois ajourés créant des jeux de lumière et d'ombre. L'œuvre engage le spectateur dans une expérience spatiale où la profondeur, les vides et la lumière dirigée révèlent progressivement la structure architecturale. Cette création fusionne sculpture et design environnemental pour questionner la perception de l'espace. Dareen Abbas – "Broken Shapes" - Installation Interactive Lumière Architecturale 2026 Voir toutes l'exposition sur: https://www.dareenabbas.com/brokeshapes Director: Rimah Jabr, Sculptures and video: Dareen Abbas| performance Femke Stallaert, Golce Oral Dramaturgie Charlotte Corbeil-Coleman, Esther Severi. Producent: Natasha Greenblatt Productie: Nomadisch kunstencentrum Moussem & The Theatre Centre Toronto Co-productie: Kaaitheater, C-TAKT, d e t h e a t e r m a k e r director of photography Geert Verstraete | visual advisory/editing Teun Brock | assistant director (video) Bas Bonhof | sound Arzue Saglam, Laurens Desmet | sound recording Vincent Struelens | woodwork Yannick Castanga.
« Broken Shapes » opère une inversion radicale du rapport entre plein et vide. Les panneaux de bois perforés ne matérialisent pas une forme mais libèrent l'espace de respirer ; chaque absence devient présence par la lumière qui s'y engouffre. Dareen Abbas construit une grammaire spatiale où la fragmentation n'est pas destruction mais articulation, révélant comment l'œil du spectateur complète ce que la matière refuse de montrer. Le placement frontal du corps humain, immobile face à cette géométrie généreuse, impose une posture contemplative — celle de l'habitation plutôt que du passage.
L'éclairage directionnel agit comme sculpteur secondaire, creusant les espaces interstices et créant des stratifications chromatiques subtiles. Les trois panneaux, légèrement décalés, composent une perspective qui enveloppe le spectateur : la lumière rasante exacerbe la matérialité du bois naturel tout en transformant ses vides en portails. Cette installation transcende l'immobilité statique en invitant le corps à circuler, à réorienter son regard — chaque pas réorganise la hiérarchie visuelle des carrés perforés, confirmant que l'œuvre n'existe que dans la mouvance.
La collaboration polyphonique (direction de Rimah Jabr, performance de Femke Stallaert) situe cette installation au carrefour entre sculpture murale et théâtralité spatiale. L'absence de figuration directe force une appropriation phénoménologique : le spectateur ne contemple pas l'œuvre, il la traverse, la devient. Ces « formes cassées » refusent la complétude narratologique pour privilégier l'émergence sensorielle — une poétique de l'inachèvement qui célèbre la capacité du vide à générer du sens.