Technique mixte sur toile - peinture acrylique, feuille d'or et collage · 2026 · Bruxelles
Œuvre monumentale de Saloua Sahiri, artiste plasticien basé à Bruxelles, combinant peinture acrylique abstraite, feuille d'or et collage. Cette composition aux formes organiques et colorées (rose fuchsia, bleu turquoise, rouge) crée une cartographie poétique où la matière dorée dialogue avec des aplats de couleurs vibrantes, évoquant mondes entrecroisés et frontières fluides. - Éclats de Plénitude- Comme une rivière de lumière traversant le silence, la couleur s’abandonne au mouvement et à l’instant. L’or y dépose ses empreintes, fragiles et éternelles à la fois, telles des cicatrices devenues trésors, des souvenirs transformés en lumière. Le rose vibrant murmure la joie de vivre, le bleu enlace l’horizon des rêves, et chaque relief raconte un chemin, une rencontre entre la force et la douceur. Cette œuvre ne cherche pas à représenter, elle invite à ressentir. À s’arrêter un instant, à écouter ce qui vibre derrière les apparences, à retrouver cet espace intérieur où tout devient possible, paisible et lumineux. Une célébration de la plénitude, de la liberté et de la lumière qui habite chacun de nous. — Saloua Sarhiri —
Sahiri construit ici une géographie de l'émotion plutôt qu'une représentation. La feuille d'or ne cherche pas à orner mais à marquer—ces reliefs dorés deviennent des cicatrices luminescentes, des traces du temps figées dans la matière. La composition refuse la symétrie pour privilégier l'expansion, comme si l'œuvre respirait, se déployait dans l'espace pictural avec l'urgence d'une révélation intime. Chaque aplat de couleur saturée perce le silence de la toile écrue, établissant un dialogue où le vide prime sur le remplissage.
Le rose fuchsia et le bleu turquoise s'opposent sans s'anéantir : c'est une tension joyeuse, presque enfantine dans sa franchise. Ces teintes primaires épurées, amplifiées par des collages fragmentaires, refusent toute mélancolie. L'or intervient comme médiateur, sa neutralité précieuse apaise les conflits de teinte tout en affirmant une présence atemporelle. Ce ne sont pas des couleurs qui modulent doucement—elles déclarent, elles rayonnent, elles invitent à l'abandon émotionnel.
L'échelle imposante face à la figure solitaire en rose crée une intimité paradoxale : on n'est pas écrasé mais enveloppé. La fenêtre latérale inonde le tableau de lumière naturelle qui dialogue avec l'or appliqué, créant une vibration quasi-alchimique. Sahiri utilise l'architecture du lieu comme prolongement de sa palette—le blanc cassé des murs, le béton gris, les bois clairs deviennent complices d'une composition qui célèbre la coexistence de la force brute et de la vulnérabilité.