Marian Guillemin - Photogramme - Installation photographique: Essai Autobiographique : d'où je viens Bruxelles

Marian Guillemin - Photogramme - Installation photographique: Essai Autobiographique : d'où je viens Bruxelles

Photographie argentique et installation murale · 2026 · Bruxelles, Belgique · 350 €

Marian Guillemin, artiste plasticienne et photographe basé à Bruxelles, présente une installation in situ composée de tirages photographiques argentiques fragmentés et superposés. Cette œuvre environnementale explore la déconstruction de la narration visuelle et la reconstruction du sens par l'accumulation et le désordre spatial, caractéristique du langage plastique contemporain bruxellois. Marian Guillemin - Photogramme - Installation photographique: Essai Autobiographique : d'où je viens Bruxelles Le site de l'artiste visuelle: https://marianguillemin.wixsite.com/portfolio/portfolio-collections/my-portfolio/essai-autobiographique-dou%CC%80-je-viens

I. ARCHÉOLOGIE DU FRAGMENT ET POÉTIQUE DE L'ÉPARPILLEMENT

Cette installation confronte le spectateur à une stratégie délibérée de fragmentation : les tirages argentiques, découpés et superposés sans hiérarchie apparente, refusent la narration linéaire au profit d'une géographie mentale labyrinthique. Guillemin transforme l'autobiographie en palimpseste urbain où Bruxelles devient moins une destination qu'un processus de décomposition et de recomposition permanente. L'accumulation crée une tension entre l'ordre du mur blanc et le chaos des images entrecroisées, comme si la mémoire elle-même se manifestait dans cette inorganisation volontaire.

II. LE NOIR ET BLANC COMME ARCHIVAGE ÉMOTIONNEL

Le choix de l'argentique noir et blanc n'est pas nostalgique mais performatif : il abolit la séduction chromatique pour forcer une confrontation avec les textures, les densités tonales, les microstructures urbaines. Cette monochromaticité révèle une obsession pour le grain, les contours flous, les zones d'ombre qui deviennent aussi narratives que les éléments clairs. L'image argentique devient archive matérielle, vestige chimique d'une présence réelle, tandis que l'installation murale la dématérialise, la soumet au mouvement du regard.

III. L'ESPACE BLANC COMME PROTAGONISTE ACTIF

Le mur blanc n'est pas un support neutre mais un acteur principal de la composition : il crée des respirations, force des pauses, organise des trajectoires visuelles involontaires. Cette dialectique entre plénitude (accumulation d'images) et vide (surface blanche) incarne la condition de l'autobiographie fragmentaire—ce qui est montré et ce qui demeure implicite, ce qui se voit et ce qui s'efface. L'installation propose ainsi une méditation sur l'incommunicabilité inhérente à l'expérience individuelle, même quand on la déploie sur toute une paroi.