Technique mixte sur toile et sur textile structuré (pièce unique haute couture) · 2026 · Bruxelles, Belgique · 3 750 € · Tableau original + Robe cocktail sur mesure
Mannequin portant la robe drapée « Mata Hari » aux nuances orange et magenta, posant à côté du tableau original de Jérôme Selosse pour Brussels Share Its Art. Inspirée par la figure mythique de la danseuse et séductrice énigmatique, « Mata Hari » est une pièce forte de la collection Brussels Share Its Art : Art & Mode, créée par Jérôme Selosse. Cette œuvre se déploie ici en un fascinant diptyque d'art et de mode : sur le mur, la toile originelle vibrant d'un fond orange incandescent ; au premier plan, sa réincarnation en une robe de cocktail architecturale à la coupe tulipe subtilement drapée. Le visage hypnotique de Mata Hari — rehaussé de touches fuchsia, pourpres et turquoises — s'adapte parfaitement au galbe du bustier et aux plis structurés de la jupe. Une création qui incarne le magnétisme, le mystère et l'audace de la scène haute couture bruxelloise, où chaque silhouette devient un chef-d'œuvre à collectionner. • Titre : Mata Hari • Série : Brussels Share Its Art : Art & Mode • Concept : Diptyque tableau original & robe sculpturale peinte (Wearable Art) • Artiste : Jérôme Selosse • Galerie officielle : https://dropmuse.art/serie/brussels-share-its-art-art-mode-jerome-selosse-bruxelles
Jérôme Selosse abolit la frontière entre peinture et fashion en offrant à Mata Hari une seconde vie vestimentale. Le diptyque ne juxtapose pas deux médiums ; il déploie une même intensité expressive à travers deux corps : celui de la toile fixe, celui du tissu qui épouse la chair vivante. La robe n'est pas illustration du tableau — elle en est la réincarnation incarnée, où chaque pli du drapé tulipe dialogue avec les arabesques pourpres du visage peint. L'audace réside dans cette fluidité : le portrait ne commente pas la mode, il la possède.
L'orange incandescent irrigue l'ensemble : non comme accessoire décoratif, mais comme principe vital qui pulse à travers l'architecture de la silhouette. Contre ce magma chaud s'insurgent les fuchsias, les pourpres et les turquoises — teintes de transgression, appliquées aux yeux et aux contours avec une énergie expressionniste. Cette palette n'harmonise pas ; elle crie. Le blanc du visage peint, presque cadavérique, renforce l'ambiguïté troublante de Mata Hari : séductrice ou spectre, énigme ou provocation. Chaque couleur porte une charge narrative, politique presque.
La galerie épurée n'est pas simple écrin : c'est complice. Le sol glacé, les murs minimalistes créent un vide qui amplifie l'apparition du mannequin. Pas d'accident chromatique ; chaque surface claire prolonge la nudité blanche du visage peint, la rendant plus vibrante, plus confrontationnelle. Le banc noir à gauche, réduit à son épure, rappelle l'austérité du musée contemporain, mais aussi l'isolement du spectateur face à cette figure qui refuse de séduire — elle impose, elle exige.
Fait partie de la série Brussels Share Its Art : Art & Mode.