Portrait félin rouge surréaliste - Assemblage sur métal par Eric Schmickrath

Portrait félin rouge surréaliste - Assemblage sur métal par Eric Schmickrath

Assemblage sur métal · 2026 · Bruxelles, Belgique · 1 250 €

Œuvre sur métal surréaliste d'Eric Schmickrath, plasticien bruxellois. Un portrait hybride fascinant fusionnant tête de chat avec buste féminin en drapé rouge, enchâssé dans un cadre baroque doré ornementé. Le fond rouge vif parsemé de lumières néon crée une atmosphère de cabinet de curiosités contemporain, mêlant esthétique classique et digital expérimental. Portrait félin rouge baroque - Assemblage sur métal par Eric Schmickrath En voir plus sur le Facebook de l'artiste: https://www.facebook.com/eric.schmickrath.5/

I. HYBRIDITÉ MÉTAPHYSIQUE ET TRANSGRESSION DES SEUILS

Cette œuvre opère une fusion délibérée entre le félin et le féminin, le vivant et l'inerte, qui dépasse le simple canular surréaliste pour interroger l'identité comme construction fragmentée. Le masque-tête du chat, aux yeux perçants de prédateur, coexiste sans rupture apparente avec le buste drapé en rouge sang, créant une dissonance cognitive qui captive précisément par son impossibilité. Schmickrath refuse ici la narration univoque : cette créature hybride n'explique rien, elle pose une énigme incarnée dans le métal et la lumière.

II. L'ORNEMENT COMME VIOLENCE CONTENANTE

Le cadre baroque doré fonctionne comme une geôle dorée, une prison de beauté qui encadre et domestique l'étrangeté centrale. Les volutes rocaille, les pierres précieuses malachite et rubis semblent tenter de civiliser l'incivilisable—ce monstre bienveillant qui nous regarde. Cette tension entre l'ornementation raffinée et le sujet transgénérique révèle une critique implicite : la société enferme les différences dans les cadres les plus précieux pour les accepter, les muséifie plutôt que de les libérer.

III. NÉON ROUGE ET CHAMBRE DE MERVEILLES ÉLECTRIFIÉE

Le fond craquelé rouge vif, ponctuée de foyers luminescents en suspension, transforme l'espace en cabinet des curiosités à l'ère numérique. Ces lumières ne sont pas froides mais fébriles, quasi organique dans leur palpitation. Schmickrath crée une atmosphère de transgression luxuriante—moins gothique que délibérément kitsch et expérimental, où l'ancien (baroque métallique) dialogue avec le contemporain (néon digital) sans résolution. L'œuvre respire une sensualité troublante, presque érotique.

Fait partie de la série Assemblages et collages Surréalistes 2026.

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