Photo · 2018 · Bruxelles, Belgique · 40x60cm
Un décor urbain où le béton froid s'efface pour laisser place au vivant. Symbiose entre la rigueur architectural et la poésie végétale. Par le jeu de la double exposition, les lignes droites des immeubles se fondent dans les matières organiques. Le bâtiment ne domine plus la paysage, il devient le tuteur d'une végétation retrouvée. Entre utopie visuelle et réflexion environnementale, végétalisons réinvente nos espaces de vie en réinjectant le souffle de la nature. Impression sur Alu Dibond 40x60cm Signée, datée accompagnée de son certificat d'authenticité. Édition limitée à 8ex. N°2|8
Daoust orchestre ici une rébellion douce contre l'austérité minérale. Par la double exposition, elle superpose le squelette architectural—ces lignes de béton striées et rigides—à la matière vivante qui l'envahit. L'image devient un manifeste visuel où le bâtiment n'est plus oppression mais armature, tuteur pour une végétation qui reconquiert l'espace urbain qu'on croyait perdu. C'est moins une collision qu'une fusion où l'ordre géométrique s'efface au profit d'une respiration organique retrouvée.
La double exposition fonctionne comme stratigraphie photographique : deux moments, deux réalités, un seul cadre. Cette technique dissolve les frontières entre l'artificiel et le naturel, créant des zones de transparence où le regard flotte entre minéral et végétal. L'impression sur Alu Dibond ajoute une brillance subtile qui accentue cette porosité, rendant l'image presque liquide, éclaboussée de lumière résiduelle. L'édition limitée renforce l'aura de fragment précieux, d'utopie capturée.
Les teintes ocre-roux du béton vieilli dialoguent avec des verts étouffés, presque funèbres, transformant l'espoir écologique en mélancolie contemplative. Il n'y a pas de verdure triomphante ici, mais une infiltration patiente, une colonisation silencieuse. Cette palette érodée, terreuse, refuse le cliché du vert rajeunissant : elle propose plutôt une symbiose qui coûte, une nature qui gagne mais au prix d'une mutation de l'urbain lui-même. L'œuvre respire en ton mineur, grave, méditatif.
Fait partie de la série Végétalisons.