Portrait de Cloé du Trèfle, musicienne, compositrice et productrice, filmée dans une mise en scène aérienne et contemplative. En tournage pour mon morceau « Bruxelles Lausanne » Préparation pour son concert pour les Fêtes de la Musique au Parc de Forest
Cloé du Trèfle est capturée ici suspendue dans une atmosphère éthérée, le corps flottant au sein d'une composition saturée de bleus qui efface les frontières entre ciel et eau. Cette photographie de tournage documente un instant de mise en scène contemplative, où la musicienne devient elle-même matière visuelle pour son projet « Bruxelles Lausanne ».
Le geste est celui du repos, presque de l'abandon : Cloé du Trèfle s'incline, la tête penchée, les yeux fermés ou baissés, les bras délicatement positionnés contre son buste. Son corps ne cherche pas l'équilibre mais la fluidité, une présence qui semble se dissoudre. C'est un moment d'introspection rendu visible, un instant où la musicienne assume une posture de vulnérabilité, d'écoute intérieure — le prélude à ce qui résonne dans la musique « Bruxelles Lausanne ».
Le cadrage enferme la figure dans une symphonie monochrome de dégradés bleutés, où le ciel et l'eau se confondent en strates horizontales. La profondeur de champ place Cloé du Trèfle au centre, légèrement en avant, tandis que l'arrière-plan se brouille en veines nuageuses — créant une dissolution du repère spatial. La lumière, uniforme et diffuse, érode les contrastes ; le noir de son vêtement devient le seul ancrage chromatique, un point de gravité visuelle dans cette brume turquoise. Le cadrage aérien, désorienté, oriente le regard vers le corps plutôt que vers un horizon identifiable.
Cette photographie de tournage témoigne d'une pratique de mise en scène intimement liée au projet musical. Elle n'est pas un simple portrait documentaire, mais une traduction visuelle du morceau « Bruxelles Lausanne » — où contemplation et mouvement dialoguent. Le dispositif aérien, impesant, répond à une intention artistique qui unit image et son. En préparation du concert aux Fêtes de la Musique au Parc de Forest, cette image établit le ton : une poétique du flottement, où la musicienne ne se présente pas frontalement mais se livre comme matière interne, comme processus en train de s'écouter soi-même.