Cette image présente l'installation sonore Fujinn, créée par le collectif Amadeo, en pleine représentation au cœur d'un parc verdoyant. Il s'agit d'un ensemble de sculptures musicales géantes et insolites, conçues pour être jouées à la fois par des artistes et par le public de passage. Une architecture sonore unique et colorée Au milieu d'une pelouse bien verte, plusieurs structures hybrides captent immédiatement le regard. Elles se composent de socles en métal cintré brillant sur lesquels reposent de longs tubes verticaux peints en rouge vif. Ces tubes sont surmontés de fines pièces en bois empilées, rappelant des structures végétales ou des éléments de pagodes orientales. Chaque sculpture intègre des instruments différents. Sur l'une d'elles à droite, on aperçoit un xylophone en bois intégré, tandis que d'autres disposent de petits tambours, de cymbales, de cloches ou de claviers. Une performance vivante et participative Plusieurs artistes vêtus de tenues aux tons rouges et de style artisanal animent l'espace en jouant de leurs instruments respectifs. On distingue notamment une violoniste au centre, un flûtiste, ainsi que des percussionnistes qui frappent le rythme directement sur les modules intégrés aux structures métalliques. À l'arrière-plan, un public familial s'est rassemblé en demi-cercle sous l'ombre de grands arbres pour observer le spectacle. Une fontaine d'eau visible au loin complète ce tableau bucolique et détendu. Dans le cadre de la Joyeuse Rentrée culturelle à Ixelles, cette œuvre interactive invite les petits comme les grands à s'approprier ces sculptures poétiques pour improviser, manipuler les matières et créer ensemble une symphonie spontanée.
Lieu : Kult Ixelles
Cette photographie capture l'installation musicale Fujinn en plein exercice : un ensemble de sculptures géantes colorées disséminées dans un parc urbain, jouées simultanément par des musiciens en costume rouge et observées par une foule dispersée sous le feuillage. L'image documente un moment de performance collective où l'œuvre devient le théâtre d'une création sonore vivante.
Le geste des musiciens fixe l'action au cœur de cette scène pleine air : mains levées frappant des percussions, corps en mouvement autour des sculptures, un collectif en train de jouer. L'instant suspendu révèle aussi l'attention du public, dispersé mais convergeant visuellement vers ces îlots rouges et dorés — des enfants, des adultes, des observateurs de passage intégrés au paysage. L'énergie n'est pas théâtrale ou figée, mais fluide, circulante, habitée par la temporalité sonore d'une performance en cours.
Le cadrage panoramique unifie l'espace : les structures musicales ponctuent une pelouse plane et verte, leurs verticales rouges créant un rythme visuel qui répond au programme sonore en cours. La lumière naturelle du jour dégageant franchit le couvert dense des arbres, créant des zones d'ombre et de clarté qui fragmentent subtilement la composition et guident le regard d'un groupe de musiciens à l'autre. La profondeur de champ garde les détails des sculptures nets au premier plan tandis que la foule flue légèrement en arrière-plan, établissant une hiérarchie : l'œuvre est le foyer principal, mais jamais isolée du contexte humain et naturel qui l'entoure.
La photographie documente une œuvre en mutation permanente, où l'architecture sonore devient prétexte à la rencontre : artistes en tenue chorale, parc comme scène ouverte, public non cloisonné mais parte prenante du lieu. Ce qui s'y joue dépasse l'écoute — c'est une appropriation collective d'un espace urbain, une interruption poétique du quotidien. Le témoignage capturé ici est celui d'une pratique généreuse, où l'installation invite à la circulation plutôt qu'à la frontalité, et où chacun des musiciens devient autant auteur que l'œuvre elle-même.