Poème
Jérôme Selosse nous livre ici un poème de combat, une déclaration d'intention radicale qui refuse les détours de l'art conventionnel. Avec une économie de langage remarquable, il expose sa poétique : celle du nerf pur, du geste avant la réflexion, de la chair mise à nu comme une plaie propre. C'est une invitation à l'authenticité implacable, où chaque mot pèse son poids, où l'efficacité poétique prime sur l'ornement. Depuis Bruxelles, Selosse crie son refus de la complaisance littéraire et nous confronte à l'essentiel.
Court, à l'os
Pas d'art. Du nerf.
J'ouvre la toile comme une plaie propre,
j'y mets le sang que personne ne veut voir.
Le geste avant la tête, la chair avant le sens.
Ça tient debout, ça crie, ça reste.
Je signe et je m'en vais.
Manifeste poétique de l'authenticité viscérale, où l'auteur revendique une création sans artifice, guidée par l'instinct et la matérialité du geste. Un cri littéraire contre le bavardage artistique, où le corps et le sens premier triomphent.
authenticité · geste viscéral · minimalisme · poésie brute · révolte