Peinture
Jérôme Selosse nous invite à découvrir l'univers singulier de Bally Tshibangu, jeune peintre belgo-congolais de 21 ans dont la démarche plastique fascine la scène artistique bruxelloise. À travers cette présentation du vernissage « État des lieux » à l'Art Base, l'auteur dépeint un artiste qui refuse les frontières entre figuration et abstraction, transformant souvenirs personnels et identité en compositions énigmatiques où le volume se redéfinit à chaque regard. Étudiant à l'ERG, Tshibangu incarne une promesse artistique précoce, ses œuvres agissant comme des jeux visuels où géométrie épurée et couleur brute cohabitent en tension créative. Une figure à suivre sur la scène contemporaine bruxelloise.
« État des lieux » : L'univers sensible et géométrique de Bally Tshibangu s'invite à l'Art Base
Le 18 juin prochain, la scène artistique bruxelloise se donne rendez-vous à l'Art Base pour le vernissage de l'exposition « État des lieux » de Bally Tshibangu. Pour l’équipe de dropmuse.art, cette exposition solo est l'occasion de se plonger dans le travail d'un jeune peintre belgo-congolais de 21 ans, dont la démarche plastique suscite une attention croissante.
Un parcours précoce et structuré
Né à Bruxelles en 2004 et actuellement étudiant à l'ERG (École de Recherche Graphique), Bally Tshibangu n'en est pas à son coup d'essai. Ayant commencé à exposer dès l'adolescence, il a progressivement affiné sa signature visuelle à travers des passages remarqués au ZSenne Artlab, aux Grands Carmes ou encore chez NOMAD Gallery. Cette nouvelle exposition à l'Art Base, orchestrée sous le commissariat d'Émilie Kuczynska-Vigalondo, constitue une étape clé avant sa prochaine résidence artistique au sein de l'espace PICMOL.
Entre figuration et abstraction : une recherche d'équilibre
Ce qui frappe dans la pratique de Bally Tshibangu, c'est cette tension constante entre le reconnaissable et l'insaisissable. L'artiste puise son inspiration dans son quotidien, son identité et ses souvenirs personnels pour en extraire des formes épurées. Par un jeu de déconstruction et de reconstruction, ses sujets se simplifient, s'organisent en motifs géométriques ou organiques, et dialoguent de manière brute avec la couleur.
En refusant de figer ses œuvres dans un genre unique, il laisse délibérément le champ libre à l'interprétation du visiteur. Les compositions présentées agissent comme des énigmes visuelles où l'espace et le volume se redéfinissent à chaque regard.
dropmuse.art sera présent pour couvrir ce vernissage, recueillir les impressions du public et décrypter l'évolution de cet artiste émergent qui s'impose pas à pas comme une figure à suivre de près sur la scène contemporaine bruxelloise.
Un texte qui se fait chroniqueur de l'émergence artistique, accompagnant le geste créatif d'un jeune peintre bruxellois à la croisée des mondes. Jérôme Selosse décrypte ici, non pas l'œuvre en elle-même, mais le chemin qu'elle trace : celui d'une tension féconde entre le visible et l'abstrait, l'autobiographie et la géométrie. Une écriture qui épouse le mouvement du créateur qu'elle observe.
La prose de Selosse adopte le ton équilibré du critique-observateur bienveillant, celui qui accompagne plutôt qu'il ne juge. La syntaxe reste limpide, dépourvue de virtuosité formelle, ce qui laisse toute place au sujet observé : Bally Tshibangu et son univers plastique. Les formules se voulaient engageantes (« se donne rendez-vous », « s'invite »), créant une intimité entre lecteur et événement, tandis que les énumérations d'expositions antérieures (ZSenne Artlab, Grands Carmes, NOMAD Gallery) construisent une légitimité par l'accumulation documentée. L'écriture refuse la critique mordante pour privilégier le ton de la découverte partagée.
Le texte articule sa réflexion autour d'une dualité fondamentale : celle entre figuration et abstraction, reconnaissable et insaisissable. Selosse saisit le travail de Tshibangu comme une « tension constante », un équilibre jamais résolu, ce qui ouvre l'espace de l'interprétation plutôt que de le refermer. L'image de l'« énigme visuelle » évoque un art qui refuse de livrer ses clés d'emblée, où l'espace et le volume « se redéfinissent à chaque regard ». Le parcours de l'artiste devient narratif : une progression précoce et maîtrisée, une ascension légitime vers la reconnaissance, culminant en résidence artistique. La couleur y dialoguerait « de manière brute », seul moment où Selosse emploie un lexique plus direct, presque viscéral.
Ce texte s'inscrit dans une démarche de passeur curatorial : celui du critique qui se positionne non en juge suprême, mais en traducteur du geste créatif pour le lecteur-visiteur. La mention de dropmuse.art en première et dernière personne (« pour l'équipe », « sera présent ») transforme la chronique en engagement éditorial actif, la plateforme se faisant présente au vernissage, ce qui renforce la dimension testimoniale. Selosse profile l'artiste de 21 ans comme une « figure à suivre », un émergent dont la trajectoire mérite attention, légitimant ainsi l'intérêt critique bruxellois. Le texte valorise enfin l'autonomie herméneutique du spectateur : c'est lui qui forge le sens face à ces « énigmes visuelles », non l'expert qui prétendrait clore l'interprétation.
Lieu : Art Base
Portrait d'un jeune peintre belgo-congolais de 21 ans dont l'œuvre navigue entre figuration et abstraction, créant des énigmes visuelles où géométrie et couleur dialoguent. Cette exposition à Bruxelles marque une étape clé dans une carrière précoce et structurée.