Exposition 1998 D.G.A.S. MARCINELLE

Exposition / Vernissage · Bruxelles · 29 juillet 2026

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Annie Fontaine

Annie Fontaine convoque les archives de sa pratique picturale : cette vidéo documente une exposition de 1998 au D.G.A.S. de Marcinelle, moment pivot où la peintre bruxelloise cristallise sa méthode de transformation du quotidien en matière picturale. Entre témoignage historique et relecture de son parcours, le document offre un accès aux sources de treize années d'études à l'Académie des Beaux Arts de Charleroi, déjà inscrites dans la matière des toiles.

I. LA DYNAMIQUE ET LE GESTE

L'exposition figée dans le temps révèle l'économie plastique propre à Fontaine : des toiles à l'huile où chaque coup de pinceau répond à l'observation minutieuse du réel ordinaire. Le geste pictural s'y déploie en silence, sans spectacularité, mais avec la précision de celui qui a appris à voir durant des années d'académie. Les œuvres accrochées témoignent d'une construction patiente, d'une maîtrise technique mise au service d'une vision intime du monde.

II. L'INTENTION NARRATIVE OU L'ATMOSPHÈRE

Le D.G.A.S. de Marcinelle en 1998 accueille non pas une simple accrochage, mais un moment de bilan : celui d'une artiste qui a distillé des années d'études en une cohérence esthétique reconnaissable. L'atmosphère est celle d'une présentation sans artifice, où les murs blancs laissent respirer les toiles. Cette documentation vidéographique devient archive, trace de la reconnaissance d'une démarche ancrée dans le territoire wallon et bruxellois, loin des modes, attachée à la transmutation de l'instant banal en poésie visuelle.

III. LA RÉSONANCE

Cette exposition s'inscrit comme un maillon essentiel dans le parcours d'Annie Fontaine : elle valide la méthode élaborée à Charleroi, celle de puiser dans les situations de la vie quotidienne pour en extraire la substantifique moelle picturale. Revenir à ce document aujourd'hui, c'est mesurer la continuité d'une pratique qui n'a cessé de se renforcer, du lieu institutionnel vers une reconnaissance plus large. La vidéo elle-même devient œuvre secondaire : elle préserve le moment où la peinture bruxelloise affirmait sa singularité.

Vibration cinétique

Rythme : 35/100 (0 = contemplatif, 100 = frénétique). Énergie créative 5.5/10 — Recueillement documentaire, présence des toiles en silence. Ambiance : Archival, Contemplatif, Substantiel.