La symphonie du Silence

La symphonie du Silence

Œuvre · youtube · Ath, Belgique · 2 septembre 2026

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Photographies de fumées d'encens vous transportant dans un univers surréaliste et imaginatif avec des textes de Thierry De Greef. Pas de travail numérique sur ces photos, juste un recadrage.

Marie-Hélène Sigart compose avec la fumée une partition visuelle où le réel s'efface au profit du rêve. « La symphonie du Silence » rassemble des photographies d'encens enveloppées dans les textes de Thierry De Greef, créant un dialogue entre l'image fugace et la parole poétique. Une invitation à basculer dans un univers surréaliste où chaque volute devient métaphore, chaque instant suspendu une méditation.

I. LA DYNAMIQUE ET LE GESTE

La fumée devient matière première de l'écriture photographique : elle ne se fixe jamais deux fois de la même manière, elle se dérobe, s'enroule, se dissout. Sigart capture ces mouvements imprévisibles, ces arabesques éphémères qui défient la permanence de l'image figée. Le geste créatif réside dans cette patience à saisir l'insaisissable, à donner forme à ce qui refuse la forme, transformant une substance volatile en sculpture de lumière et d'ombre.

II. L'INTENTION NARRATIVE OU L'ATMOSPHÈRE

Les textes de Thierry De Greef tissent un contrepoint à ces visions abstraites, guidant le regard du spectateur dans les territoires du rêve et de l'imaginaire. Une atmosphère contemplative s'instaure, où le silence devient audible, où chaque photographie respire au rythme des mots qui l'accompagnent. Cette rencontre entre l'image et le texte crée une intimité fragile, quasi chambriste, où le spectateur se trouve moins observateur que compagnon d'une méditation commune.

III. LA RÉSONANCE

Cette œuvre prolonge la pratique pluridisciplinaire de Sigart — photographe, plasticienne, dessinatrice — en la radicalisant vers l'abstrait et l'impalpable. Elle abandonne les formes stables qui caractérisaient ses travaux antérieurs pour embrasser l'éphémère, le suspendu, le presque-invisible. « La symphonie du Silence » affirme que la matière la plus légère, la plus fugace, peut accéder à la plus grande profondeur poétique.

Vibration cinétique

Rythme : 25/100 (0 = contemplatif, 100 = frénétique). Énergie créative 5.5/10 — Une respiration lente où la matière se dissout en whispers de lumière.. Ambiance : Contemplatif, Éthéré, Introspectif.