Alu-Dibond · Bruxelles
Une fleur rouge orangé fanée laisse pendre de longs fragments de pétales, fins et torsadés. La lumière révèle les plis et la texture de cette matière végétale sur un fond gris, vert et blanc presque abstrait. Leo Sélian, artiste photographe à Bruxelles, observe ici une beauté qui se transforme au lieu de disparaître. Cette photographie botanique de la collection « Fleurs en soi », sur support Alu-Dibond, évoque le temps, la vulnérabilité et l’acceptation de nos traces. Une invitation à reconnaître la présence singulière de ce qui échappe à la perfection. Photographie créée par Leo Sélian. Prolongez cette rencontre avec le monde végétal grâce à son Jeu Floral de 72 cartes. Pourquoi le Jeu Floral : https://jeufloral.be/pourquoi-ce-jeu.html Découvrir les 72 fleurs : https://jeufloral.be/les-72-fleurs.html Retrouver le portfolio de Leo Sélian : https://dropmuse.art/artiste/leo-selian-photographe-videaste-bruxelles
Le sujet de cette photographie est une fleur d'un rouge orangé incandescent, dont la chair végétale s'est affaissée en plis profonds et en voilages froissés. Les pétales ne tombent pas : ils s'étirent en filaments torsadés qui pendent dans le vide, comme si la matière continuait de chercher le sol après avoir perdu sa forme. Leo Sélian fait ainsi de la déchéance un geste sculptural, où le fané devient plus expressif que l'éclat initial.
L'arrière-plan, dissous en gris, blanc et vert pâle, agit comme une respiration abstraite qui isole la fleur sans jamais la couper du monde. La faible profondeur de champ transforme le décor en nappe chromatique, presque picturale, et concentre l'attention sur le relief de la matière, ses ombres et ses reflets. Cette tension entre netteté minutieuse et effacement du contexte inscrit l'œuvre dans la lignée d'une photographie qui cherche l'émotion plutôt que le document.
« Beauté imparfaite » énonce le cœur du propos : reconnaître la valeur de ce qui s'altère, se plisse et s'étiole. La fleur n'est plus l'emblème de la jeunesse mais un témoin du temps, dont les blessures deviennent des signes. Dans le cadre de la collection « Fleurs en soi », l'image invite à regarder la vulnérabilité végétale comme un miroir discret de nos propres traces, et à y trouver une forme de grâce.
Fait partie de la série Fleurs en soi.
Pas rouges dans le jardin mauve
Vénus végétale
Peau d’épine
Pétales indomptés
Grâce suspendue
Racines de lumière
Premiers liens
Sous la toile des émotions
Sous le silence vert
Regard sous les fleurs nocturnes
Présence florale en lumière bleue
L’offrande silencieuse
Le fruit de son silence
L’écho de son jardin intérieur
Fils lumineux de croissance
Là où les racines se souviennent
Floraison intérieure, à demi révélée
Femme en spirale de pétales
Le voile floral des non-dits
Cambrure en sève profonde
Floraison du silence
L’équilibre de la graine
Danse sous la liane vive
Chevelure en floraison