This is a fox (Série "Childlike impressions") - Raphael van Keulen - Bruxelles

This is a fox (Série "Childlike impressions") - Raphael van Keulen - Bruxelles

Photographie · 2026 · Bruxelles · 350 €

Exploration photographique et surréaliste. Déplacement du réel vers un moment suspendu, où l’objet le plus simple devient sujet d’une mise en scène ; questionnement du vrai et du faux, de notre perception du réel et des définitions données aux choses. L’inanimé devient vivant, ce qui n’est pas devient ce qui est. Instant de nature au plus profond d'un bois, mettant en scène un renard peinant à sortir de son terrier.

I. MÉTAPHORE DE L'ÉMERGENCE ET DE L'ILLUSION

Van Keulen construit ici un théâtre miniature où l'objet inanimé—un jouet en laine rouge et blanc—acquiert soudain une présence viscérale, presque respirante. La mise en scène du renard « peinant à sortir de son terrier » n'est pas innocente : elle interroge le seuil entre réalité et artifice, entre ce que nous projetons et ce qui existe réellement. L'image déploie une tendresse ironique face à l'infantile, transformant une simple peluche en créature de mélancolie existentielle.

II. THÉÂTRALITÉ NATURELLE ET CHIAROSCURO CONTEMPORAIN

L'obscurité quasi-totale qui environne le sujet crée une caverne optique, un microcosme isolé du monde. Cette lumière focalisée, presque de clair-obscur, révèle le modelé textile du renard avec une précision qui contraste radicalement avec l'environnement forestier flou. Les pommes jaune-pâle deviennent des lunes fatidiques, des témoins silencieux d'une scène surréaliste où la nature photographiée se fait complice du mensonge poétique.

III. ENFANCE COMME TERRITORIALITÉ ESTHÉTIQUE

La série « Childlike impressions » révèle comment van Keulen réutilise le langage de l'émerveillement enfantin pour échapper aux codifications du réel contemporain. Le terrier n'est jamais terrier, la forêt n'est jamais forêt—ce sont des décors intimes où l'objet joue le rôle qui aurait dû être le sien dans l'imagination. Cette photographie surréaliste demande : à quel moment cessons-nous de voir l'imaginaire comme moins vrai que le donné ?