Gros plan : le voile rose retombe sur le corps peint d'Izabela Chamczyk, la matière se craquelle et laisse deviner la peau dessous. Artiste polonaise originaire de Varsovie, diplômée de l'Académie des Beaux-Arts de Wrocław, Izabela Chamczyk pratique une peinture performative : ses toiles épaisses, presque sculpturales, mêlent peinture alkyde, résine époxy, comprimés ou film plastique, et ses performances engagent le corps, la matière et le regard du public. Avec « SKIN Traces », jouée le soir du vernissage, elle interroge le lien entre l'artiste, le spectateur et la naissance de l'œuvre : la peinture y devient une seconde peau. Exposition « La Peau » à Art Base (rue des Sables 29, 1000 Bruxelles), du 5 novembre 2026 au 11 janvier 2027, sous le commissariat d'Emilie Kuczynska-Vigalondo et avec le soutien de l'Institut Polonais de Bruxelles : la toile y devient une peau qui respire, s'étire et garde la trace des émotions. Entrée libre, le vendredi et le samedi de 14 h à 17 h. Crédit photo : Jérôme Selosse Crédits & Liens : Izabela Chamczyk : https://izabelachamczyk.com — https://www.instagram.com/izabela.chamczyk/ Exposition sur DROPMUSE : https://dropmuse.art/evenement/izabela-chamczyk-la-peau-art-base-bruxelles-2308d8 Art Base sur DROPMUSE : https://dropmuse.art/acteur-culturel/art-base Art Base : https://www.art-base.be Institut Polonais de Bruxelles : https://instytutpolski.pl Photographe Jérôme Selosse : https://dropmuse.art/artiste/jerome-selosse-artiste-numerique-dessinateur-bruxelles — https://www.selosse.art
Lieu : Art Base
Événement : Exposition Izabela Chamczyk 'La Peau' - artiste peintre polonaise à Art Base Bruxelles - Bruxelles
Nous sommes à Art Base, rue des Sables, à Bruxelles, dans l'exposition « La Peau » d'Izabela Chamczyk, artiste peintre polonaise. Ce jour-là, l'art ne se contemple pas seulement sur les cimaises : il se vit dans le corps même de la performance « SKIN Traces », photographiée sur le vif par Jérôme Selosse.
Le corps de l'artiste disparaît presque sous une couche de peinture rose, étalée à mains nues, qui marque la peau comme une seconde enveloppe. Un voile translucide, zébré des mêmes traces roses, flotte dans l'espace et semble prolonger le geste jusqu'aux rideaux, eux aussi couverts de traces roses. On sent le mouvement encore chaud, l'urgence d'une peinture qui se fait en direct, et l'intimité troublante d'un corps devenu support. Le parquet clair et la lumière douce de la pièce gardent pourtant une atmosphère feutrée, presque recueillie, où chaque trace paraît liée à un souffle.
Le cadrage serré, légèrement en contre-plongée, fait dialoguer la matière du voile et celle de la peau ; la lumière diffuse de la salle adoucit les textures sans effacer le relief des coulures.
Ambiance : Une performance intime et vibrante, au bord du silence — Charnel, Feutré, Sensible