Assemblage mixte et collage — insecte naturalisé, éléments photographiques, perles fluorescentes, matériaux composites · 2026 · Bruxelles, Belgique · 25cmX25cm
Eric Schmickrath, plasticien bruxellois, compose une installation surréaliste combinant un insecte à des éléments anthropomorphes découpés — yeux, lèvres — enrichis de perles fluorescentes rose et vert fluo en cascade. Cette œuvre hybride fusionne nature et artificialité, questionnant l'identité et les frontières entre organisme vivant et artefact urbain.
Cette assemblage interroge la porosité entre le vivant et l'artificiel par l'hybridation systématique : un insecte naturalisé — vecteur de l'organique brut — s'affuble d'une féminité fragmentée (yeux photographiés, lèvres roses) et de perles synthétiques cascadantes. Schmickrath refuse la nostalgie du naturel intact ; au contraire, il expose comment la nature se trouve saturée, surcodée par les marqueurs de l'urbanité contempoaine. Le contraste entre la morphologie entomologique et les attributs faciaux humains crée un malaise génératif : cette créature n'appartient à aucun règne, elle est le symptôme d'une mutation identitaire sans retour.
Les yeux découpés et appliqués demeurent les foyers majeurs de l'œuvre, transformant l'insecte en entité voyeuse, presque prédatrice. Cet œil double, encadré de chair pâle et de contours sinueux, génère une incongruité vertigineuse : un regard humain émané d'une petite créature suscite une inversion hiérarchique du spectacle. Les perles fluorescentes qui pendent des paupières en cascades semblent matérialiser une larme synthétique, cristallisant l'ironie centrale : la beauté urbaine, lustrée et artificielle, affleure de la chair vulnérable, rendant l'hybridation à la fois répugnante et séduisante.
Le rose corail des lèvres et le vert acide des perles créent un champ vibratile, quasi agressif, qui contraste radicalement avec le fond noir abyssal et la patine naturelle de l'insecte. Ces neons organiques semblent crier dans l'obscurité, transformant la surface en dépôt de beauté décadente, de séduction toxique. La symétrie verticale des cascades fluorescentes renforce une géométrie presque architecturale, civilisatrice, qui emprisonne la faune en structure. Schmickrath orchestre un diapason où le sublime et l'inquiétant fusionnent : l'éclat synthétique révèle non pas la pureté, mais l'épuisement du vivant sous le régime urbain contemporain.
Fait partie de la série Assemblages et collages Surréalistes 2026.
Composition corporelle, Eric Schmickrath
Tête surréaliste par Eric Schmickrath
Masque Charnel d'Eric Schmickrath
Spectrum Vision par Eric Schmickrath
Composition en bleu Eric Schmickrath
Monochrome Bleu Électrique - Eric Schmickrath
Monochrome Rouge Textural d'Eric Schmickrath
Masque de Plumes Noires sur Fond Écarlate
Tête Surréaliste aux Plumes - Eric Schmickrath
Masque Tribal Contemporain Eric Schmickrath
Masque Cosmique d'Eric Schmickrath
Tête Mécanique Surréaliste — Eric Schmickrath
Masque Hybride aux Plumes – Eric Schmickrath
Insecte-Visage Hybride — Eric Schmickrath
Floral Dreamscape Eric Schmickrath Surréaliste
Mantis Surréaliste d'Eric Schmickrath Bruxelles
Créature Hybride Floral par Schmickrath
Profil Fleuri - Eric Schmickrath
Visage aux Perles Dorées — Schmickrath
Metamorphose Spectrale - Eric Schmickrath