Technique mixte sur papier · 2026 · Huy, Belgique
Peinture abstraite d'Anastasio Marquez : un portique d'acrylique noir encadre un champ d'ovales jaunes et un T bleu outremer sur fond bleu ciel, 2026. Trois coups de brosse noire, épais et frottés, dressent un grand portique sur la feuille blanche. Dessous, un panneau couvert d'ovales jaunes cernés au crayon, comme une réserve de lumière. Un T bleu outremer, posé à la brosse sèche, s'y enfonce jusqu'à la bande bleu ciel qui ferme le bas de la composition. De petites formes au crayon, vertes, mauves et orangées, s'accrochent au bord supérieur. Le contraste entre la force du noir et la patience du motif fait tout le charme de la pièce. Acrylique et crayons de couleur sur papier texturé. Signée et datée 2026. Anastasio Marquez expose au Parcours d'Artistes d'Ixelles 2026 chez SELOSSE ART (étape n°8), 22 avenue Armand Huysmans, 1050 Ixelles : vendredi 6 novembre de 18h à 22h, samedi 7 de 12h à 20h, dimanche 8 de 10h à 17h. Entrée libre. 📷 Son Instagram : https://www.instagram.com/marquez.anastasio/ 📌 L'exposition chez SELOSSE ART : https://dropmuse.art/evenement/exposition-collective-de-6-artistes-belges-a-ixelles-bruxelles-parcours-dartistes-2026-selosse-art-2 📍 Parcours d'Artistes d'Ixelles 2026 : https://dropmuse.art/evenement/parcours-dartistes-dixelles-2026-ateliers-ouverts-creation-locale-ixelles-ixelles-bruxelles 🏠 Le lieu, SELOSSE ART : https://dropmuse.art/acteur-culturel/selosse-art-centre-culturel-centre-bruxelles
Le portique noir d'Anastasio Marquez fonctionne comme une structure défensive, trois coups de brosse épais qui encadrent et contiennent plutôt qu'ils n'ouvrent. Ce noir frotté, granuleux, détruit la blancheur vierge du papier en la traversant, créant une gestuelle presque violente qui contraste radicalement avec l'ordre régulier des ovales jaunes intérieurs. L'œuvre joue sur cette tension entre l'arbitraire du geste et la géométrie patiente du motif répété, comme si deux mains différentes, deux temps différents, occupaient le même espace.
Au cœur du champ jaune strictement organisé, un T bleu outremer s'impose à la brosse sèche, perturbant l'harmonie sans jamais la détruire. Cette lettre—car c'en est une—fonctionne comme une signature du désordre au sein de l'ordre. Les petites formes éparses au crayon de couleur (vert, mauve, orangé) qui s'accrochent au bord supérieur deviennent des murmures chromatiques, des notes secondaires qui enrichissent sans déstabiliser. Le bleu ciel du socle inférieur crée une respiration horizontale, un horizon qui ancre toute l'agitation supérieure.
L'hybridité médiatique—acrylique, crayon, brosse sèche, surface texturée—révèle une approche qui refuse la pureté du langage abstrait. Chaque matériau porte sa propre densité : le noir épais exerce une présence magistrale, les ovales jaunes offrent une répétition méditative, les traits de crayon restent fragiles et discrets. Cette stratification crée une œuvre où rien n'est définitif, où le blanc du papier subsiste comme respiration permanente entre les couches. Marquez construit une grammaire abstraite très personnelle, où la retenue des gestes mineurs humanise la force des gestes majeurs.