Mur · 2007 · Bruxelles · 600 X 220
Partie d'une fresque murale
La composition superpose une ville de façades blanchies, de murs en retrait et de clochers évoqués par des arêtes géométriques, à un duo de figures immobiles au premier plan. Le mur devient ici un théâtre plat où la perspective est refusée au profit d'un découpage par aplats, rappelant la peinture murale et ses conventions frontales. Annie Fontaine ancre cette scène dans un quotidien urbain transfiguré, où les personnages semblent s'être arrêtés pour regarder le spectateur.
Les deux silhouettes, l'une en jaune éclatant, l'autre en blanc cassé, s'enlacent discrètement, les mains jointes au niveau de la taille, dans une proximité pudique qui dit l'intimité sans l'exhiber. Leurs visages allongés, aux yeux grands et fixes, possèdent une gravité presque iconique qui évoque la tradition de l'art mural moderne et ses figures stylisées. Le réverbère, seul élément vertical sombre, joue le rôle d'un témoin silencieux qui encadre le couple et souligne sa solitude collective.
Partie d'un ensemble mural daté de 2007, l'œuvre fait dialoguer la peinture à l'huile avec la surface architecturale qui la porte, prolongeant les lignes du bâti jusque dans la figuration. Cette fusion entre l'espace réel de la rue et l'espace pictural traduit la démarche de l'artiste, qui transforme des situations vécues en créations durables et accessibles à tous. Il en résulte une image d'une douceur mélancolique, où la ville bruxelloise devient le décor d'une tendresse ordinaire.
Leurrée
Inattendu
La lettre
Obscur
Observation
Réverbère
Intensité des regards
Le Mécanisme du Temps Intérieur
Quadriptyque
Observation
Antagonisme
Nostalgie
Regards troublants
Contemplation
Euphorie - Triptyque
Consternation
Stupéfaction
Les Impénétrables
Rencontre
Bousculade
Agitation
L'Océan du rêve
Mirage
Sortie de théâtre